
Les députés algériens ont adopté jeudi 1er octobre un texte qui permettrait de prononcer la peine de mort dans certains dossiers d’incendies criminels. Le vote de l’Assemblée populaire nationale ne suffit pas à faire entrer la mesure en vigueur : le Conseil de la nation doit encore examiner le texte, avant une éventuelle promulgation présidentielle.
Une réponse aux feux meurtriers
Le président Abdelmadjid Tebboune avait réclamé un durcissement du code pénal après les incendies qui ont frappé le nord-est du pays en août et fait au moins douze morts. les députés ont voté une modification visant les actes considérés comme portant atteinte à la sécurité publique, à l’unité nationale ou à la stabilité économique et environnementale.
Des défenseurs des droits humains opposés au projet
Amnesty International et d’autres organisations ont critiqué cette orientation. Elles demandent aux autorités de renforcer la prévention et les secours et s’inquiètent d’un usage possible du texte contre des opposants politiques. Le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, défend au contraire une réponse pénale sévère face aux incendies criminels.
L’Algérie applique un moratoire de fait sur les exécutions depuis 1993, même si des condamnations à mort continuent d’être prononcées. Le débat porte donc à la fois sur le traitement des incendies et sur l’avenir de la peine capitale dans le pays.
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