
En Inde , un homme de 42 ans est décédé à l’hôpital peu après que l’ambulance qui le transportait a été bloquée par la police pour laisser passer le convoi officiel d’un haut dirigeant politique.
L’affaire suscite une vive polémique dans le pays. Un patient dans un état critique est mort un jour après que l’ambulance qui l’emmenait en urgence vers l’hôpital a été contrainte de s’arrêter pour laisser le passage au convoi de Himanta Biswa Sarma, ministre en chef de l’État d’Assam, dans la ville de Silchar.
Le patient, identifié comme étant Rasaraj Chakraborty, résidait dans le district de Sribhumi.
Souffrant d’une grave maladie du foie, son état s’était brutalement dégradé, nécessitant son transfert d’urgence vers le Silchar Medical College and Hospital pour y recevoir des soins spécialisés. Il a succombé le jeudi 1er octobre au matin.
Selon les informations rapportées par India Today, le drame s’est joué le mercredi 30 septembre au point d’intersection ISBT de Ramnagar. La police a bloqué la circulation, y compris l’ambulance transportant M. Chakraborty, afin de dégager la voie pour le cortège officiel du ministre en chef.
Une vidéo montrant l’ambulance immobilisée au milieu de la circulation pendant le passage des véhicules officiels a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, déclenchant une vague de colère et d’indignation au sein de la population.
Face au tollé, les autorités ont réagi. D’après The Times of India, quatre policiers en service au moment des faits ont été immédiatement suspendus pour avoir stoppé le véhicule d’urgence.
De son côté, le ministre en chef Himanta Biswa Sarma a présenté ses excuses à la famille de la victime, qualifiant l’incident d’« inacceptable ». Il a rappelé qu’aucun déplacement d’officiel ne devait prévaloir sur une urgence médicale :
« Les urgences médicales doivent prévaloir sur les déplacements de personnalités. En aucun cas la circulation des ambulances ou de tout autre véhicule d’urgence ne doit être entravée en raison de dispositifs liés au convoi d’un VIP. »
Le dirigeant a également insisté sur le fait que les consignes concernant les convois officiels devaient désormais être appliquées « à la lettre », affirmant que « la nouvelle Assam n’a pas de place pour la culture des VIP » et que quiconque occupe son poste n’est qu’un « serviteur en chef ».
« Il n’y a pas de lien direct », assure le ministre
Tout en présentant ses condoléances, M. Sarma a tenu à préciser que, selon lui, le décès n’était pas directement causé par cet arrêt : « Le patient souffrait d’une grave maladie du foie et son décès n’est pas lié à ce court arrêt », a-t-il déclaré face aux journalistes à Nagaon.
Sur le terrain, la détresse de la famille est immense. L’épouse de Rasaraj Chakraborty a lancé un appel à l’aide poignant au ministre en chef, rappelant que son mari était le seul soutien financier de la maison :
« Il laisse derrière lui deux enfants. J’interpelle le ministre en chef pour qu’il aide ma famille à survivre en l’absence de son seul gagne-pain. »
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