
Vital Kamerhe croit que son procès n’était pas juste. Il le dit après avoir rencontré le chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi. Il clame encore son innocence dans une affaire qui l’a vu jeter aux orties par les chaumières politiques concurrentes en RDC. Dans cette affaire, il salue la distance prise par le président congolais.
Vital Kamerhe est de retour. Sa rencontre avec Félix Tshisekedi qu’il savoure avec beaucoup de soulagement a eu lieu hier au palais présidentiel. A la sortie de son audience avec Tshisekedi, il revient sur les péripéties de son accusation. A l’en croire, il a été accusé à tort. Mais, il se refuse à penser que le procès avait des relents politiques.
« Politique n’est pas le mot qu’il faut, c’était un procès cynique. Quand je clamais mon innocence, personne ne voulait me croire. J’avais dit que la vraie justice viendra de Dieu », déclare Vital Kamerhe à la presse. Il écarte donc le fait qu’on ait voulu lui faire mordre la poussière par des officines politiques proches du président Tshisekedi. C’est de bonne guerre. La réconciliation entre les deux hommes étant de mise.
Aussi, l’ancien président de l’Assemblée nationale et ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi a-t-il loué l’attitude de son ancien patron. Il estime que ce dernier ne s’est pas impliqué dans le dossier pour forcer la main aux juges. « J’ai beaucoup aimé. Le président a respecté le principe de l’indépendance de la justice. De toutes les valeurs chrétiennes, la plus difficile à observer, c’est la patience et la résilience. Je savais que j’étais innocent », assure Vital Kamerhe.
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