Pakistan : l’état d’urgence imposé dans la province fidèle à Imran Khan
La crise oppose le gouvernement fédéral à une province administrée par le parti de l’ancien Premier ministre.

Le Pakistan a imposé dimanche 11 octobre des mesures d’urgence dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du pays. La décision intervient après des manifestations de partisans de l’ancien Premier ministre Imran Khan, emprisonné depuis 2023, qui réclament sa libération.
Le gouvernement fédéral reprend la main
La présidence pakistanaise a fait état de mesures fondées sur des dispositions constitutionnelles relatives à la sécurité et à l’administration provinciale. Le gouvernement fédéral invoque une dégradation de l’ordre public et des tensions avec les autorités de cette province dirigée par le parti d’Imran Khan.
Des milliers de militants du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) manifestaient depuis plusieurs jours. Les discussions avec le pouvoir central avaient échoué début octobre. Selon un responsable du parti cité par l’AFP, le chef du gouvernement provincial aurait été arrêté dimanche. Cette annonce demande encore une confirmation indépendante.
Une crise politique qui s’aggrave
Le Khyber Pakhtunkhwa est une région sensible, frontalière de l’Afghanistan. Les autorités fédérales mettent aussi en avant la situation sécuritaire pour justifier leur intervention. Les partisans d’Imran Khan, eux, dénoncent les restrictions visant leur mouvement. L’étendue concrète des mesures d’urgence et leur durée devront être suivies dans les prochains jours.
Photo d’archive : Imran Khan lors d’une allocution en 2023. Cette image ne montre pas les manifestations d’octobre 2026. Crédit : Pakistan Tehreek-e-Insaf / Wikimedia Commons, CC BY 3.0 (recadrée).
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