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ONU : Ruto dénonce l’exclusion de l’Afrique du pouvoir permanent

Le président kényan oppose le poids des 54 États africains à leur absence parmi les membres permanents du Conseil.

William Ruto a remis la représentation de l’Afrique au centre du débat à l’ONU. Devant l’Assemblée générale, mercredi 23 septembre à New York, le président kényan a dénoncé le décalage entre l’égalité proclamée des États et le pouvoir réservé aux membres permanents du Conseil de sécurité.

Son constat est simple : les 54 États africains représentent plus d’un quart des membres de l’Assemblée générale, mais aucun ne dispose d’un siège permanent au Conseil. Pour lui, cette situation appelle une réforme, et non de nouveaux reports.

Une égalité qui s’arrête au Conseil de sécurité

Dans son discours, Ruto a rappelé que chaque pays dispose d’une voix à l’Assemblée générale. Pourtant, cinq États détiennent un pouvoir permanent sur les questions de guerre et de paix dont les 188 autres ne bénéficient pas.

Il estime ainsi que le principe d’égalité souveraine ne se retrouve pas dans l’organisation du Conseil de sécurité. L’Afrique, a-t-il fait valoir, reste régulièrement au cœur des discussions sans être représentée parmi les membres permanents.

Le chef de l’État kényan a également rappelé que les négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil durent depuis dix-sept ans. La difficulté du chantier ne doit pas, selon lui, devenir un argument pour le déclarer impossible.

Une critique élargie au financement des pays africains

Ruto a relié cette demande politique à celle d’un système financier international plus équitable. Il a dénoncé le poids du service de la dette, qui réduit les moyens disponibles pour les hôpitaux et les écoles dans de nombreux pays en développement.

Le président kényan ne présente pas pour autant l’Afrique comme un continent venu demander un traitement de faveur. Il a mis en avant ses ressources, ses possibilités en matière d’énergie renouvelable et sa population jeune pour défendre une relation fondée sur des intérêts partagés.

Cette intervention reste un plaidoyer pour une réforme. Elle ne correspond ni à l’attribution d’un siège permanent à un pays africain, ni à l’adoption d’une nouvelle composition du Conseil de sécurité.

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