
Environ 70 personnes ont été arrêtées lundi, 2 septembre 2019, dans le centre de Johannesburg en Afrique du Sud, suite à des actes de pillage de magasin et à des incendies de bâtiments et de voitures.
D’autres arrestations ont eu lieu dans le township d’Alexandra où il y a eu des scènes de pillages dans la nuit du 2 au 3 septembre. Des incendies de boutiques ont eu lieu à Pretoria, la capitale sud-africaine, dans le quartier de Marabastad, où habitent de nombreux immigrants.
Après une tournée des quartiers touchées par ces violences, le ministre de la Police, Bheki Cele a relevé davantage de « criminalité » que de « xénophobie », jugeant que « la xénophobie sert d’excuse ».
Pour le ministre nigérian des affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, ces scènes de violences sont dirigées contre des ressortissants nigérians, qui sont d’ailleurs très nombreux dans le pays de l’arc-en-ciel, accusant la police de ne pas « faire grand-chose ».
Suite au meurtre des nigérians en Afrique du Sud, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exprimé le 28 août sa compassion envers le président nigérian Muhammadu Buhari, lors de la Conférence de Tokyo sur le développement de l’Afrique.
« En ce qui concerne les nigérians qui meurent en Afrique du Sud, nous sommes très mécontents de cela. Il est clair que notre justice pénale y travaille. Nous ne soutenons pas les meurtres », a déclaré Monsieur Ramaphosa estimant que « personnes ne devrait jamais être tué ».
Photo: France Info
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