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Guinée-Bissau : Embaló veut revenir et se présenter à la présidentielle

L’ancien président annonce sa candidature pour le scrutin prévu le 6 décembre, sans préciser la date de son retour.

Umaro Sissoco Embaló veut retourner en Guinée-Bissau et se présenter à l’élection présidentielle annoncée pour le 6 décembre. L’ancien chef de l’État, renversé lors du coup d’État de novembre 2025, a fait part de cette intention lundi 28 septembre. Il n’a pas précisé quand il rentrerait dans le pays.

Sa déclaration intervient alors que la transition militaire prépare des élections présidentielle et législatives destinées à rétablir un pouvoir civil. L’annonce d’une candidature ne signifie pas encore que celle-ci a été officiellement enregistrée et validée.

Un retour dans un climat politique tendu

Les militaires avaient pris le pouvoir quelques jours après un scrutin présidentiel, avant la publication des résultats provisoires. Le processus électoral avait alors été suspendu. Depuis, la question du retour de l’ancien président divise la classe politique et alimente les spéculations sur les rapports entre les acteurs de la transition.

Le général Horta N’Tam, à la tête de la transition, a fixé le 6 décembre pour le nouveau vote. La charte transitoire l’empêche, lui, d’être candidat. Les règles applicables aux autres prétendants et les décisions des autorités électorales devront être suivies dans les semaines à venir.

Ce qui s’est passé depuis le coup d’État

Le 26 novembre 2025, l’armée a renversé Embaló alors que les résultats d’une élection présidentielle devaient être annoncés le lendemain. Les militaires ont interrompu le processus. Le nouveau calendrier prévoit un vote présidentiel et législatif le 6 décembre 2026, présenté par les autorités de transition comme une voie de retour à un pouvoir civil.

Le général Horta N’Tam dirige la transition. La charte en vigueur lui interdit de concourir à la présidentielle. Cette restriction ne tranche toutefois pas automatiquement la situation de l’ancien président. L’éligibilité d’Embaló devra être appréciée selon les règles électorales et les décisions des institutions compétentes, après un éventuel dépôt de dossier.

Un référendum organisé en août a approuvé une modification constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président. Les autorités affirment vouloir stabiliser les institutions, mais une partie de l’opposition conteste le processus et a appelé au boycott. Cette tension politique donnera un poids particulier à la campagne et aux garanties entourant le vote.

Des militants ont évoqué un retour d’Embaló dimanche, sans qu’une date ait été annoncée par l’intéressé. Il faut donc distinguer les projets de ses partisans, la promesse de l’ancien président et un déplacement effectivement réalisé.

Le scrutin du 6 décembre en ligne de mire

La Guinée-Bissau a connu plusieurs coups d’État et tentatives de putsch depuis son indépendance. Le prochain rendez-vous électoral doit permettre de sortir de la période de transition, mais les oppositions au processus montrent que le climat reste fragile.

Pour Embaló, deux étapes restent distinctes : revenir effectivement sur le territoire, puis déposer une candidature conforme aux règles du scrutin. Sa déclaration ouvre une nouvelle séquence politique, sans préjuger de l’issue de l’élection.

La date du 6 décembre sert désormais de repère à tous les camps, mais un calendrier annoncé ne règle pas les différends autour des règles du jeu. Les électeurs devront connaître les candidatures retenues et les modalités du vote. Le retour d’un ancien président peut modifier la campagne, sans suffire à garantir sa participation au scrutin ni à apaiser les tensions.

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