Fatou Bensouda :« Les présidents africains doivent rester à la CPI… la quitter, serait un retour en arrière… »

La procureure de la cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda était l’invitée de la conférence-débat qui portait sur « les femmes et l’avenir de l’Afrique », le mardi le 23 février au quai Branly à Paris. Pendant les échanges, plusieurs questions ont été abordées.
A la question de savoir si les chefs d’État africains devraient quitter la CPI. Fatou Bensouda pense que c’est une erreur, une régression, un retour en arrière. Elle a précisément affirmé « Je ne suis pas d’accord avec leur position parce que la CPI est là uniquement pour rendre justice aux victimes, et ces victimes ce sont des Africains ».
Et de continuer en soutenant » je pense donc que se retirer de la CPI serait un retour en arrière. Cela ne fait pas longtemps que la CPI existe. Et c’est grâce à l’Afrique qu’elle existe. Parce qu’elle a joué un rôle de leadership dans sa création. Et d’ailleurs, dès sa création, la CPI n’a pas mis trop de temps pour commencer à juger des affaires. Et ça, c’est grâce aux Africains qui, aussitôt après la création de la CPI, ont commencé à y envoyer des gens pour y être jugés ».
Selon la procureur, elle avance tous ces propos pour rappeler que l’Afrique a joué un rôle important dans l’avènement de la CPI. Pour elle, vant même de signer les statuts de Rome, le Sénégal a été le premier pays à s’activer, en accueillant chez lui la conférence internationale. C’est après cette rencontre que les statuts qui ont fondé la CPI ont été signés à Rome.
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