Côte d’ivoire : du nouveau dans l’arrestation du présumé cybercriminel « commissaire 5500 »

Désormais, l’affaire concernant le présumé cybercriminel « commissaire 5500 » est en cabinet d’instruction selon une source sécuritaire. Dans le but de procéder à la manifestation de la vérité et prendre des décisions juridictionnelles, le présumé spécialiste de la cybercriminalité a été présenté devant un juge d’instruction.
Ce magistrat est chargé des enquêtes judiciaires dans les affaires pénales les plus graves ou les plus complexes. Dans le cadre de l’affaire du présumé cybercriminel « commissaire 5500 », « il s’agit d’analyser les indices graves ou concordants rendant vraisemblable, que le mis en cause ait pu participer à la commission d’une infraction dont il est saisi » affirme un magistrat proche du dossier. « Peuvent également s’en suivre des perquisitions et saisies » pour œuvrer efficacement à la manifestation de la vérité ajoute-t-il.
Toujours dans le cadre de cette affaire, des témoins et des victimes pourraient être entendus. Si les faits sont avérés à l’issu de l’instruction, le juge prendra une ordonnance de renvoi de l’affaire devant la juridiction de jugement. Au cas contraire, il rendra une ordonnance de non-lieu.
C’est le mardi 03 mai dernier, que « commissaire 5500 » avait été déféré au parquet d’Abidjan plateau. Il est accusé de cyber-escroquerie. A en croire les dires des autorités policières, le jeune homme âgé de 22 ans était le cerveau d’une bande organisée qui était spécialisée dans l’utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personnes physique et morale.
Lors de son arrestation, de nombreux éléments avaient été saisis sur le prévenu et ils ont permis de découvrir une dizaine de victimes (française, italienne, ivoirienne) qu’il aurait escroqué, ainsi qu’une institution financière.
De faux documents administratifs (passeports, cartes d’identité, relevés bancaires, reconnaissances de dettes, trésor public, justice, police nationale et interpole) ont été également saisis par le PLCC.
Celui que l’on surnomme « le roi de la nuit » risque entre 10 et 20 ans d’emprisonnement ferme en raison des actes cybercriminels qui lui sont reprochés.
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