Inspiration: un savon anti-moustique venu du Burkina Faso pour combattre le paludisme

Voici l’histoire de FasoSoap, une start-up burkinabè qui met en avant son produit phare qui n’est autre qu’un savon anti-moustique censé limiter les risques d’infection. Fondée en 2013 par Moctar Dembélé et Gérard Niyondiko cette start-up a eu recours au financement participatif pour amorcer les tests puis la distribution africaine de sa création.
Recours au financement participatif
Les fondateurs de FasoSoap sont tous deux passés par les bancs du prestigieux Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) de Ouagadougou. Après avoir échoué à mobiliser des financements auprès d’institutionnels et des organismes de recherche gouvernementaux, FasoSoap s’en est remis au financement participatif.
Lancée le 12 avril, sa campagne de levée de fonds sur la plateforme de crowdfunding Ulule restera ouverte aux souscriptions des internautes et souscripteurs jusqu’au 21 mai. L’objectif minimum est de collecter 30 000 euros, mais les promoteurs du projets espèrent mobiliser plus de fonds.
Installé dans le quartier de Dassasgho, à l’est de Ouagadougou, Gérard Niyondiko joue gros. S’il est désormais hébergé par La Fabrique, l’incubateur ouagalais des entrepreneurs sociaux, le jeune entrepreneur sait que la matérialisation de son projet dépend largement du succès de la campagne de collecte de fonds en ligne.
Réduire de moitié le risque d’infection
Le financement participatif a porté ses fruits : 25 306 euros recueillis sur les 30 000 euros qui doivent couvrir les coûts de test des prototypes du savon anti-moustique. Ce dernier prévient durant six heures au minimum les piqûres de l’anophèle, responsable de la transmission du paludisme. Le but de cette start-up est comme le dit Gérard Niyondiko de sauver des vies ; environ 100.000 d’ici à 2018. Pour cela, ils comptent toucher six des pays les plus touchés par le mal. Ce sont notamment le Burkina Faso, le Burundi, le Nigeria, le Kenya, le Mali et l’Ouganda. Tous situés en Afrique subsaharienne, où se trouve l’immense majorité des 214 millions de cas de paludisme recensés en 2015.
Une récompense de taille
Lancé en 2013, FasoSoap avait séduit le monde entier en remportant le prestigieux prix du Global Social Venture Competition de l’Université de Berkeley aux États-Unis. Gérard Niyondiko mène désormais seul le projet.
En 2014, il a travaillé avec le laboratoire cosmétique français iTech de l’université de Lyon pour optimiser l’effet répulsif du savon. Mais les difficultés pour mobiliser des fonds ont bloqué l’avancée du projet notamment son volet R&D.
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