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Inde : des villageois organisent des « funérailles de l’eau » pour protester

Les manifestants disent craindre pour leurs terres et leurs moyens de subsistance.

Des bûchers funéraires installés dans l’eau pour dénoncer la disparition redoutée de leur lieu de vie. Dans l’État indien du Madhya Pradesh, des agriculteurs et des habitants de communautés tribales ont choisi une forme spectaculaire de protestation contre le projet de liaison des rivières Ken et Betwa.

Les images diffusées le 22 septembre montrent des manifestants allongés sur des structures funéraires placées dans la rivière. D’autres se couvrent de boue ou se tiennent dans l’eau, une corde autour du cou. Il s’agit d’une mise en scène symbolique, présentée comme des « funérailles de l’eau ».

La crainte de perdre maisons et terres

Les participants dénoncent les conséquences qu’ils redoutent pour leurs habitations, leurs terrains et leurs moyens de subsistance. Leur action vise le projet Ken-Betwa, un chantier de liaison fluviale représentant plusieurs milliards de dollars.

Au-delà de ces images, leur revendication porte sur les conditions concrètes du déplacement des habitants concernés. Ils réclament une indemnisation équitable et des mesures de réinstallation adaptées.

Les autorités défendent le dispositif de compensation

Les autorités affirment de leur côté que les familles éligibles reçoivent une compensation et sont réinstallées. Les manifestants estiment, eux, que leurs inquiétudes ne sont pas résolues.

La protestation met ainsi en lumière le désaccord entre les garanties annoncées et ce que demandent les habitants. Les images ne permettent pas d’établir le nombre de familles ayant déjà reçu une indemnité, ni de comparer les montants proposés.

Le geste est spectaculaire, mais le conflit porte sur une question bien matérielle : ce que deviendront les personnes dont les terres et les habitations sont concernées par le chantier.

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