
Vladimir Poutine se désolidarise du général Khalifa Haftar qui s’est autoproclamé président de la Libye. Une situation qui pourrait mettre à froid l’excellence des relations entre les deux hommes.
La Russie, grand allié de Khalifa Haftar, ne soutient pas la prise du pouvoir de manière unilatérale dont s’est fait coupable ce dernier. En effet, le chef de l’Armée nationale libyenne (LNA) a annoncé la prise du pouvoir par son mouvement, mettant fin par la même occasion à l’accord de Skhirat.
Le chef de la diplomatie russe s’est exprimé sur la question. C’était lors d’une séance de vidéoconférence informelle du Conseil des ministres des Affaires étrangères des BRICS,
«nous n’appuyons pas la récente déclaration de M. Fayez Mustafa al-Sarraj, Premier ministre du gouvernement d’accord national, qui a refusé de s’entretenir avec le maréchal Haftar, et nous n’approuvons pas la déclaration du maréchal Haftar, selon laquelle il va maintenant décider seul de la façon dont le peuple libyen devrait vivre », a déclaré Serguei Lavrov.
Les choses se compliquent donc pour le maréchal Haftar et ses hommes, surtout que la Turquie a appelé la communauté internationale à combattre le chef de l’armée de l’est libyen.
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