
Des chercheurs scientifiques de l’Inserm établissent le lien qui existe entre le tabagisme passif et les troubles émotionnels, chez l’enfant à l’âge scolaire. Le risque est d’autant plus élevé que « l’exposition a lieu à la fois pendant la grossesse et après la naissance »
Les séquelles à l’âge scolaire de l’exposition au tabagisme passif ont été analysées chez 5.200 enfants de 10 ans habitants dans 6 grandes villes françaises (Reims, Créteil, Strasbourg, Clermont Ferrand, Bordeaux, Marseille). Ces enfants ont passé tests d’évaluation du comportement et d’adaptation psycho-sociale.
Il en ressort que 21% d’enfants qui ont subi un tabagisme passif étaient aussi ceux qui avaient le plus de risques de troubles émotionnels et de la conduite. L’association existe en cas d’exposition prénatale ou postnatale, mais elle est la plus forte en cas d’exposition cumulée pendant la grossesse et après la naissance.
Cette étude confirme l’effet neurotoxique sur le cerveau de la nicotine contenue dans la fumée de tabac, expliquent les chercheurs.
« Pendant la grossesse, la nicotine (…) stimule les récepteurs acétylcholiniques et est à l’origine d’altérations structurelles du cerveau. Dans les premiers mois de vie, l’exposition à la fumée de tabac engendre un déséquilibre protéinique à l’origine d’une croissance neuronale altérée ».
On retiendra qu’à tout moment, le développement de l’enfant est perturbé par le tabagisme passif, dès la vie utérine, puis après la naissance.
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Source : Seneweb
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