
Samedi dernier, la police a interpellé deux présumés coupables, un enseignant et son assistant dans un centre de correction pour jeunes, au quartier haoussa dans le chef-lieu de l’Adamaoua
Ils ont été mis aux arrêts, Mohammadou Moctar, maître dans une l’école coranique à Ngaoundéré, et son assistant Ibrahim Souleymane. Les deux hommes sont accusés de torture d’enfants.
Initialement construite au quartier Haoussa pour une école coranique, elle s’était vu transformer en centre de détention où les jeunes subissaient des violences et des sévices corporels de toutes sortes. On en dénombre 71 jeunes au total, soit 69 garçons et 2 filles, tous vêtus de haillons, souligne-t-on à la radio nationale.
Le chef de la bande, Mohammadou Moctar, était assisté dans sa pratique illégale d’Ibrahim Souleymane, qui arborait une tenue de la police. Ce dernier avait pour mission de dissuader toutes formes de rébellion au sein de l’école et de mettre en exécution les ordres du marabout, lorsqu’il s’agissait de torturer les enfants. Sur les corps des victimes, des stigmates étaient assez visibles.
Les deux présumés malfaiteurs ont nié les faits qui leurs sont reprochés à la suite de leur arrestation. Mais d’après le quotidien privé Mutation, huit décès ont été enregistrés dans ledit centre de redressement.
Les victimes conduites dans un centre de santé de la place, ont été soumis à des examens médicaux appropriés.
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Source : journalducameroun.com
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