
Condamné par l’Europe et les Etats-Unis, Sepp Blatter peut au moins compter sur un ami de poids: Vladimir Poutine. Jeudi matin, le président russe a ostensiblement pris la défense de l’institution footballistique en dénonçant l’ingérence de la justice américaine, et donnant ainsi à son intervention des accents de guerre froide en version sportive.
«Le fait que ces arrestations soient commanditées par le côté américain dans une accusation de corruption semble très étrange. Corruption de qui? De fonctionnaires internationaux», s’est étonné le chef du kremlin. Et celui-ci d’ajouter: «Certains d’entre eux ont peut-être enfreint quelque chose, mais ceci n’a aucun rapport avec les États-Unis. Voici encore une tentative claire (de Washington, NDLR), d’étendre sa juridiction sur d’autres états». Plus tôt, le quotidien gouvernemental Rossiskaya Gazeta avait accusé les États-Unis de vouloir «contrôler la Fifa».
Le procureur de Brooklyn a beau avoir démenti l’existence d’un quelconque lien entre les interpellations de 7 hauts dirigeants de la FIFA et l’attribution de la coupe du Monde à la Russie en 2018, Moscou se sent directement visé par ces opérations. Comme si dans l’esprit du Kremlin, le sort du patron de la Fifa était lié à celui de la future compétition russe.
Les plus lus en ce moment
Ouganda : en plein test ADN à l’hôpital, une femme mariée prend la fuite
« On l’a fait seulement 100 fois »: avouent une mère et son fils de 22 ans arrêtés pour inceste
Côte d’Ivoire : Déclaré mort après un accident, un artiste donne des signes de vie à la morgue
Burkina Faso : Ibrahim Traoré présente une nouvelle arme fournie par la Chine
Thaïlande : un « Spider-Man » français arrêté après une intrusion






