Mali: L’ex-chef de la junte, le Général Sanogo sera jugé pour assassinat

Le procès de l’ex-chef de la junte militaire, le Général Sanogo, s’ouvrira à Sikasso, le 30 Novembre prochain. Les accusés seront jugés pour complicité d’assassinat et d’enlèvement. Le Général Amadou Sanogo ainsi que certains de ses proches seront jugés pour enlèvement de personnes, assassinat et complicité, indique un communiqué officiel.
L’affaire remonte à décembre 2013. Les corps d’une vingtaine de militaires appartenant à une unité parachutiste de l’armée, communément appelés bérets rouges, avaient été retrouvés dans un charnier à Diago, près de Kati, localité située à 15 kilomètres de Bamako, qui était le quartier général d’Amadou Sanogo et de ses hommes.
Ces militaires tués avaient été arrêtés tout juste après une tentative de coup d’Etat contre Amadou Sanogo : proches de l’ancien président Amadou Toumani Touré, ces soldats avaient mené une tentative de contre-coup d’Etat qui avait été violemment réprimée en avril 2012 par la junte militaire, dirigée par l’ex-capitaine Sanogo.
A l’époque capitaine de l’armée malienne, Amadou Sanogo a été installé à la tête de la junte en mars 2012, après un putsch contre le président Amadou Toumani Touré. Quelques mois plus tard, il s’était attribué le grade de général.
Par le biais de ses avocats, il a toujours nié avoir donné l’ordre d’exécuter des militaires. Mais pour les parents des soldats tués, ainsi que pour des associations de défense des droits de l’Homme, Amadou Sanogo est impliqué dans ces tueries.
Ismaïla Fané, le porte-parole des familles des bérets rouges assassinés, se réjouit de la tenue de ce procès et espère que justice sera rendue.
Les plus lus en ce moment
Un pasteur s’effondre et meurt alors qu’il prêchait sur la mort lors d’un service funèbre
« Mourir sans avoir connu l’orgasme, c’est avoir gâché sa vie » , une pasteure aux femmes mariées
Ballon d’Or 2026 : Thomas Müller désigne les deux joueurs favoris
Benjamin Stachio : le danseur viral aux trois moustaches serait créé par IA
Abidjan : le chantier des bus électriques Yopougon–Bingerville accuse du retard






