Nigeria : Wole Soyinka se rend aux États-Unis moins d’un an après avoir détruit sa carte verte

Le célèbre professeur nigérian, Wole Soyinka se rendra aux États-Unis moins d’un an après avoir détruit sa carte verte. Il s’y rendra pour dispenser des cours au centre d’études africaines de l’université de Havard du 14 au 16 novembre.
« J’irai en tant qu’étranger, un extraterrestre de l’espace. J’adore cette désignation », a déclaré Soyinka dans une interview au Financial Times de Londres publiée vendredi dernier.
Avant son départ, Soyinka avait passé beaucoup de temps aux États-Unis, où il enseignait dans plusieurs universités et vivait en Californie avec sa femme, Folake. « J’ai passé plus de temps à la diaspora », a-t-il déclaré.
La victoire de Donald Trump avait marqué la fin de son séjour aux États-Unis, ce dernier ayant promis qu’il détruirait sa carte verte si Trump gagnait les élections. « Avoir un raciste à la tête de la maison Blanche était trop pour moi », a-t-il avoué au Financial Times. Dans une déclaration en 2016, il a expliqué les raisons qui l’avaient poussé à détruire sa carte verte.
« J’étais à New York pendant la période des élections. J’ai écouté ces discours racistes et insultants surtout envers les Hispaniques, les Africains et les Afro-Américains ». avait-il-déclaré.
Wole Soyinka, qui dans les années 60 avait passé 22 mois en prison pendant la guerre civile au Nigeria, est l’auteur d’une soixantaine de romans, pièces de théâtre et poèmes. En 1986, il était devenu le premier africain à obtenir le prix Nobel de littérature.
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