L’insécurité et le droit des femmes en Afghanistan est un sujet qui suscite des débats.
En effet Niloofar Rahmani, la première femme pilote d’un avion de chasse en Afghanistan a refusé de regagner son pays après une formation aux Etats-Unis. Cette dernière dit craindre pour sa vie mais aussi pour celle de ses proches. Alors que la jeune femme devait rentrer en Afghanistan le samedi 24 décembre après une formation de 15 mois avec l’armée de l’air américaine, elle a annoncé que non seulement elle ne rentrerait pas mais qu’en plus elle comptait demander l’asile politique au pays de l’oncle Sam.
« Elle fait l’objet de menaces »
Celle qu’on surnomme la « Top Gun afghane » a depuis sa prise de fonction il y a trois ans dû faire face à du mépris de la part de certains de ses concitoyens. Cela allant jusqu’à des menaces de mort contre sa famille et elle. Alors qu’elle annonçait sa décision, elle faisait l’objet de critiques virulentes. Elle est qualifiée de traitre par certains mais continue d’incarner un symbole d’espoir pour des millions de femmes afghanes dans un pays où les droits des femmes sont passés sous silence.
Selon l’avocate de Niloofar, Kimberly Motley, prendre la décision de demander l’asile aux États-Unis a été « extrêmement difficile » pour elle. « Niloofar et sa famille ont reçu des menaces brutales, qui malheureusement ont confirmé que sa sécurité serait fortement compromise si elle revenait en Afghanistan », a expliqué l’avocate.
Niloofar quitte l’Afghanistan certes pour ces raisons mais nombreux sont ces jeunes afghans qui quittent le pays car ils veulent échapper à des conflits interminables entre l’armée afghane et les talibans.
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