
La démission de Robert Mugabe a été si soudaine et pacifique, à la grande surprise de plusieurs observateurs de la scène politique du Zimbabwe. Que se cachait-t-il derrière cette démission ? C’est la question qui taraudait les esprits.
Mais les secrets sur sa démission se révèlent peu à peu. Selon un collaborateur de l’ancien dirigeant, pour faire pression sur Mugabe, l’armée avait noté qu’il pourrait être « lynché » comme l’ancien président libyen s’il refusait de quitter le pouvoir.
« Les généraux nous ont envoyé un message assez effrayant en nous disant, allez voir le président et dites-lui de bien prendre conscience de la situation », a déclaré dimanche à la presse son ancien porte-parole, George Charamba.
« La possibilité existait d’un scénario à la libyenne, où le président aurait été arraché de sa résidence et lynché », a souligné Charamba dans un entretien publié par Daily News Sunday.
Quand les manifestations prenaient de l’ampleur, l’armée avait prévenu qu’il lui serait impossible « de braquer ses armes contre des civils qui marchent pour exiger la démission du président et qui menacent de répandre du sang », a-t-il ajouté
Il a également révélé que pour tenter de sauver sa présidence, Robert Mugabe avait nommé une nouvelle fois M. Mnangagwa à son poste de vice-président. Mais ses efforts ont été vains.
Il faut souligner que Kadhafi a été tué par une foule en 2011, lors de la révolution en Libye. Mugabe a été sage en évitant qu’un tel scénario se produise au Zimbabwe.
Les plus lus en ce moment
Un pasteur s’effondre et meurt alors qu’il prêchait sur la mort lors d’un service funèbre
« Mourir sans avoir connu l’orgasme, c’est avoir gâché sa vie » , une pasteure aux femmes mariées
Ballon d’Or 2026 : Thomas Müller désigne les deux joueurs favoris
USA : 4,4M$ de dédommagement pour 5 enfants noirs traités en « esclaves » par leurs parents adoptifs
Benjamin Stachio : le danseur viral aux trois moustaches serait créé par IA






