
À l’annonce de la mort de l’ancien président Muhammadu Buhari, disparu dimanche dernier dans un hôpital londonien, les réactions officielles ont été unanimes : hommages protocolaires et déclarations de deuil national. Mais sur le terrain, une autre réalité a émergé.
Dans plusieurs villes du Nigeria, des scènes surprenantes ont été filmées : des citoyens, visiblement heureux, sont descendu dans la rue pour célébrer la disparition de l’ex-chef de l’État, malgré une pluie battante.
La séquence, relayée par Gh Page et partagée massivement sur les réseaux sociaux, montre des Nigérians de tous âges – des enfants aux personnes âgées – danser, chanter et brandir des portraits de Buhari dans une ambiance de carnaval, loin du recueillement attendu. Certains criaient « Enfin libre ! » , quand d’autres ironisaient sur son bilan politique.
Si les autorités ont décrété un jour férié en hommage à l’ancien dirigeant, ces images montrent la fracture que son passage au pouvoir (2015-2023) a laissée. Sous sa présidence, le Nigeria a traversé *m une crise économique aiguë (inflation record, chômage massif), une insécurité grandissante (Boko Haram, banditisme) et des allégations de corruption malgré ses promesses de lutte anti-graft.
Reste une question : comment un ex-militaire, élu sur des promesses de changement, a-t-il pu laisser une partie de son peuple dans une telle amertume ?
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