
Le Ghana veut conserver une plus grande part de la valeur créée par ses ressources minières. Le président John Dramani Mahama a fixé l’objectif de ne plus exporter de minerais bruts d’ici 2030, en privilégiant leur transformation sur le territoire national.
Lors de la conférence Mining in Motion, lundi 19 octobre, il a cité notamment la bauxite, le manganèse, le fer et le lithium. Le projet prendra la forme d’une interdiction progressive, avec des mesures juridiques, des règles propres à chaque minerai et un calendrier de mise en œuvre qui restent à préciser.
Transformer avant d’exporter
Le gouvernement veut aussi lier l’accès des investisseurs aux ressources ghanéennes à des obligations de transformation locale. Mahama a rappelé l’interdiction déjà mise en place sur l’exportation de ferraille et de métaux non ferreux.
Cette stratégie concerne également l’or. Les autorités entendent développer les capacités d’analyse et de raffinage, notamment à travers le Ghana Gold Board. L’objectif affiché est de créer davantage d’activité industrielle et de revenus dans le pays.
Il s’agit pour l’instant d’un objectif politique à réaliser par étapes, non d’un arrêt immédiat de toutes les exportations de minerais. Sa mise en œuvre dépendra des textes et des capacités de transformation disponibles d’ici 2030.
Photo d’archive : Chatham House / Wikimedia Commons, CC BY 2.0. Image recadrée.
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