Un français interpellé pour avoir aidé des migrants

L’immigration ne fait qu’attiser les débats.
Pierre-Alain Mannoni, 45 ans, enseignant-chercheur à la faculté de Nice Sophia Antipolis avait été interpellé, le 18 octobre, à un péage près de Menton avec dans sa voiture trois Érythréennes, dont une mineure. Ce père de famille sans engagement politique particulier, ni aucune activité militante à son actif avait plaidé la bonne foi. Le procureur avait alors requis contre lui six mois de prison avec sursis au motif d’aide aux étrangers en situation irrégulière.
Il a été relaxé vendredi 6 janvier, par le tribunal correctionnel de Nice. Le juge a estimé que dans son cas, transporter des migrants n’était pas condamnable parce qu’il avait préservé leur dignité et leur intégrité physique déclare-t-il. Il ajoute être content et soulagé. Selon lui, il va pouvoir raconter la fin heureuse de l’histoire à sa fille et lui dire qu’il n’a rien fait de mal. Il continue en se disant du fait que la justice soit cohérente avec les valeurs de la République.
« Le cas de Mannoni n’est pas un cas isolé »
Mardi 3 janvier, c’était Cédric Herrou qui comparaissait, devant le tribunal de Nice, pour avoir aidé bénévolement des migrants à franchir la frontière entre la France et l’Italie. Pierre Alain manifeste sa solidarité à l’endroit de ce dernier expliquant que la région dans laquelle vit Herrou est un point de passage des migrants et que par motif de conscience et d’humanisme, de dernier se doit de les aider quand ils sont dans une situation de détresse ou encore de besoin.
De plus, en décembre 2015, une jeune femme de la même région de Nice a été condamnée en première instance à 1 500 euros d’amende par le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes) pour avoir facilité le séjour et la circulation de deux Érythréens en situation irrégulière.
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