
Le climat politique au Bénin demeure tendu une semaine après l’échec d’une tentative de coup d’État.
Chabi Yayi, fils de l’ancien président béninois et actuel leader de l’opposition Thomas Boni Yayi, a été arrêté tôt dimanche à son domicile, selon plusieurs sources proches de la famille.
Aucune justification officielle n’a, pour l’instant, été communiquée concernant cette arrestation. Des proches du détenu affirment ne pas connaître les chefs d’accusation retenus contre lui ni savoir si cette interpellation est directement liée aux événements survenus le 7 décembre, date de la tentative de putsch avortée.
Membre du parti Les Démocrates, principale formation de l’opposition dirigée par Thomas Boni Yayi, l’entourage de Chabi Yayi appelle à la transparence. De son côté, l’ancien chef de l’État avait publiquement condamné la tentative de coup d’État deux jours après les faits, à travers une intervention vidéo.
Depuis l’échec du putsch, plusieurs arrestations ont été enregistrées. Parmi les personnes interpellées figure Candide Azannaï, ancien ministre de la Défense et figure emblématique de l’opposition. Il a été placé en garde à vue pour « complot contre l’autorité de l’État et incitation à la rébellion », selon les autorités.
Parallèlement, le gouvernement béninois a émis un mandat d’arrêt international contre l’influenceur panafricaniste Kemi Seba, accusé d’« incitation à la rébellion » pour avoir publiquement soutenu la tentative de coup d’État, qu’il a qualifiée de « jour de libération ».
Dans une vidéo, l’activiste a défié les autorités béninoises, affirmant avoir pris des précautions sans révéler son lieu de résidence actuel.
Connu pour ses positions anti-occidentales et hostiles à la France, Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, dirige l’ONG Urgence Panafricaniste et bénéficie d’une forte audience sur les réseaux sociaux. Déchu de la nationalité française en 2024, il voyage désormais avec un passeport nigérien.
Malgré ces arrestations, plusieurs personnes impliquées dans la tentative de coup d’État, dont le chef présumé le lieutenant-colonel Pascal Tigri, demeurent en fuite.
Alors que l’enquête se poursuit, l’opinion publique béninoise reste dans l’attente de clarifications officielles, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques et sécuritaires.
Les plus lus en ce moment
Un pasteur s’effondre et meurt alors qu’il prêchait sur la mort lors d’un service funèbre
« Mourir sans avoir connu l’orgasme, c’est avoir gâché sa vie » , une pasteure aux femmes mariées
Benjamin Stachio : le danseur viral aux trois moustaches serait créé par IA
« J’aurais aimé rester chez moi ce jour-là » : une Nigériane qui a perdu ses deux jambes dans un accident partage ses regrets
Gabon : la pénurie de gasoil se prolonge malgré l’arrivée d’une cargaison






