
Photo d’archive : orpaillage dans le nord de la Côte d’Ivoire en 2013, sans lien avec la remise de matériel du 30 septembre 2026. Photo : African Hope / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Image recadrée.
La Côte d’Ivoire renforce les moyens de son unité chargée de lutter contre l’orpaillage illégal. Mercredi 30 septembre, les autorités ont remis au Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal, le GS-LOI, 300 motos, 30 véhicules pick-up, 12 zodiaques et des drones.
Surveiller les sites et intervenir plus vite
Ce matériel doit améliorer la mobilité des agents, aussi bien sur les pistes que sur l’eau. Les drones doivent aider à repérer et cartographier les sites clandestins. Selon les autorités, l’objectif est de pouvoir intervenir de jour comme de nuit, alors que les opérations de démantèlement se multiplient.
Créé en 2021, le GS-LOI est au centre de la réponse sécuritaire contre l’extraction d’or non autorisée. Le gouvernement s’est fixé un délai de six mois pour tenter d’éradiquer le phénomène. Il reste à voir si ces nouveaux équipements permettront d’atteindre cet objectif affiché.
Un durcissement des sanctions envisagé
La remise de matériel intervient après l’adoption par le gouvernement d’un projet de loi modifiant le Code pénal. Le texte prévoit notamment des amendes de 50 à 100 millions de francs CFA et des peines de deux à cinq ans de prison pour des personnes impliquées dans l’orpaillage illégal. Dans certains cas mettant en cause un agent public, la peine pourrait atteindre vingt ans.
Il s’agit d’un projet de loi, pas d’une nouvelle peine déjà appliquée. Les autorités présentent cette lutte comme un enjeu de sécurité nationale, en plus des questions environnementales et économiques liées aux sites clandestins.
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