Côte d’Ivoire: Des cadres du PDCI mis sur écoute

L’enregistrement des conversations téléphoniques de plusieurs cadres du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) se trouve actuellement chez le président Henri Konan Bédié. Ces cadres ignoraient qu’ils étaient sur écoute.
Un scandale d’espionnage sévit actuellement au sein du plus vieux parti de Côte d’Ivoire, le PDCI. Plusieurs cadres du parti d’Houphouët Boigny avaient été mis sur écoute à leur insu. Actuellement, le fichier d’enregistrement se trouve dans les mains du président du parti, Henri Konan Bédié.
Les noms qui ressortent sont les suivants, le Secrétaire exécutif Maurice Kakou Guikahué, le président du Sénat Jeannot Kouadio-Ahoussou, le ministre Thierry Tanoh et les anciens porte-paroles Kobenan kouassi Adjoumani et Jean-Louis Billon. Il y’aurait d’autres personnalités du parti.
Rien n’a pour le moment été révélé sur le contenu de ces enregistrements. Mais, les retombées se voient déjà. En effet, Kobenan Adjoumani, chargé de l’information et de la communication et Jean-Louis Billon, chargé des études, de la prospective et de la propagande, ont été remplacés à leurs différents postes.
Concernant le secrétaire exécutif, Maurice Guikahué, sa garde rapprochée lui a été retirée. A présent, le président du parti statue avec ses proches collaborateurs, sur la suite des événements à propos des enregistrements.
La question qui taraude les esprits est: Qui serait à la base de cet espionnage? Serait-ce le président Bédié lui-même ou la pouvoir en place.
Le projet du parti unifié, cher au cœur du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR), ne retrouve pas l’adhésion du PDCI, qui lui, exige l’alternance 2020.
Les plus lus en ce moment
Emmanuel Macron annule ses visites prévues au Nigeria et au Sénégal
André Onana hospitalisé d’urgence après un terrible accident de la route
Deux pays ouest-africains réclament des réparations pour l’esclavage estimées à 100 000 milliards de dollars
Nollywood en deuil : L’acteur Francis Duru est décédé à l’âge de 57 ans
France : un premier cas humain du virus Shamonda signalé






