Des militaires viennent de renverser aux premières heures de la matinée de ce lundi 1 février 2021, le pouvoir civil en Birmanie. Ils ont dans leur putsch placé la cheffe du gouvernement civil Aung San Su Kyi, prix Nobel de la Paix en détention ainsi que le président Win Myint.
C’est le tollé international. L’armée birmane a proclamé l’état d’urgence pour une période d’un an et nommé un général président par intérim, à la suite d’un coup d’Etat. Selon les putschistes, il s’agit de préserver la « stabilité » de l’État.
Dans leur putsch, ils ont mis le président aux arrêts avec la cheffe du gouvernement Aung San Suu Kyi. Des détentions qui ont déclenché une réprobation internationale. L’ancienne prix Nobel de la Paix a lancé un appel à ses partisans après son arrestation, les exhortant à « ne pas accepter » ce putsch militaire.
Aung San Suu Kyi, très critiquée à l’international a perdu de son aura dans l’affaire de Rohingas traqués par l’armée depuis 2017 et qui sont réfugiés au Bangladesh voisin. Les militaires reprochent notamment au parti LND de Aung San Suu Kyi d’avoir remporté 83% des 476 sièges au Parlement, par la fraude. En effet, l’armée dit avoir découvert plus de 10 millions de cas de fraude et demandé à la commission électorale de publier les listes pour vérification. Une requête non exécutée et qui a conduit au coup d’Etat.
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